La nouvelle déclaration du principe du parti socialiste est téléchargeable ici. Elle sera soumise au vote des adhérents dans les sections le 29 mai en même temps que les statuts.
Les grandes manœuvres pré-congrès ont bel et bien commencé au PS. Après Ségolène Royal qui, il y a dix jours, lançait une « consultation participative » , c’est au tour du Nouveau parti socialiste (NPS) de partir à l’offensive. Ce courant de la gauche du parti planche actuellement sur la préparation de huit grandes réunions régionales, qui se tiendront de fin avril à juin, « où seront mises en débat les options que nous défendons », explique Benoît Hamon, leader de cette sensibilité. Le député européen l’assure : « On se met en mouvement. » Un forum devrait également être lancé sur Internet, comme l’a fait l’ancienne candidate à la présidentielle, avec son site.
Ségolène Royal-NPS, même méthode ? « Il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec elle : il faut défendre une offre autour de laquelle les gens s’agrégeront, poursuit Benoît Hamon. Certains rentrent dans le congrès comme dans une partie de Rubik’s Cube, en envisageant toutes les contributions possibles. Nous, nous le ferons avec une offre politique. Comme elle. » Là s’arrête la ressemblance entre les deux initiatives : « Nous, nous proposons des options, pas des questions. On ne demandera pas si le capitalisme est méchant ou si l’écologie, c’est bien », résume Benoît Hamon.
Ces « options pour une gauche moderne » , rassemblées dans un « plan détaillé », visent à « préparer la France de l’après-Sarkozy en anticipant ce que sera la situation dans quatre ans, et en préparant les moyens de revenir au pouvoir dans un contexte où les inégalités auront augmenté, où la violence sera plus forte et les instruments de régulation auront été démantelés par la politique du gouvernement ». L’économiste Liêm Hoang-Ngoc et l’historien - et ancien leader de l’Unef-ID - Philippe Darriulat, planchent d’ores et déjà, entre autres, sur ces contributions.
Autre objectif, plus arithmétique que programmatique celui-là : mobiliser afin de désenclaver et d’élargir le « périmètre » d’un courant qui, au moment du congrès du Mans de 2005, pesait près d’un quart des suffrages des militants. Mais qui, depuis, a vu partir plusieurs de ses dirigeants. Dont Arnaud Montebourg, puis Vincent Peillon, devenu depuis l’un des principaux soutiens de Ségolène Royal.
Quand allez-vous vous ressaisir ? Quand allez-vous ouvrir les yeux et enfin prendre la mesure du mécontentement que vous suscitez ?
Hier, pour la sixième fois en quatre semaines, lycéens, parents d’élèves, enseignants du 1er et du second degré étaient dans la rue.
Ensemble, ils manifestaient, toujours plus nombreux malgré les vacances scolaires, pour protester contre vos projets de nouveaux programmes dans le primaire, de généralisation du Bac Professionnel en trois ans et contre la suppression de milliers de postes d’enseignants, mais aussi de personnels administratifs, à la rentrée 2008.
La mobilisation s’amplifie et déjà, deux nouvelles journées d’action, sont prévues les 15 et 24 mai. En quelques mois, vous avez réussi l’exploit de créer un climat de défiance généralisée au sein de la communauté éducative.
Monsieur le Ministre, contrairement à vos affirmations répétées sur le taux d’encadrement, le non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite - 85 000 d’ici 2012 qui s’ajoutent aux 30000 postes déjà supprimés - a des conséquences dramatiques dans les établissements. Dans le département de la Loire par exemple, le projet de carte scolaire pour 2008 prévoit la suppression de 44 postes dans les collèges qui accueilleront pourtant 230 élèves supplémentaires.
Concrètement, le non-remplacement conduit à la suppression de classes dédoublées, de filières, d’options dans les établissements. Cela signifie concrètement des classes surchargées avec des difficultés supplémentaires pour les élèves qui ont de plus en plus de mal à suivre. Le non-remplacement se traduit par une dégradation des conditions de travail pour les enseignants parfois contraints d’effectuer leur service sur 2 ou 3 établissements au détriment de la qualité de l’enseignement rendu. Le non-remplacement, c’est aussi la remise en cause de projets d’intégration des élèves handicapés comme c’est le cas dans un des collèges de ma circonscription.
Monsieur le Ministre,
Vous ne réformez pas l’Education Nationale, vous travaillez à sa liquidation progressive !
Vous ne défendez pas le système éducatif, vous passez votre temps à le dénigrer !
Ma question est simple : allez-vous enfin entendre raison et revenir, non seulement sur vos mesures de restrictions budgétaires et de suppressions de postes, mais aussi sur l’ensemble de vos projets éducatifs contestés dont les Français ne veulent pas ?
Le 15 avril dernier, Benoît Hamon était l’invité de Ruth El Kreif pour débattre de la question des jeux olympiques à Pekin et du mouvement des lycéens avec le député UMP Frédéric Lefèbvre.