Classé dans : Nouveau Parti Socialiste, Réflexion | Mots-clefs: 19e, jaures, jean, lettre, nouveau, nps, paris, parti, socialiste
Retrouvez la lettre des militants du NPS de la section du 19e.
Au sommaire:
- l’édito des militants
- Discussion autour de la déclaration de principe et des statuts
- Les rendez-vous
Classé dans : Nouveau Parti Socialiste, Réflexion | Mots-clefs: 19e, gauche, nouveau, paris, parti, publique, réunion, socialiste

Classé dans : Municipales 2008, Nouveau Parti Socialiste, Réflexion | Mots-clefs: 19e, Emmanuelli, filoche, hamon, lettre, nouveau, nps, paris, parti, socialiste
Au sommaire de ce numéro d’avril: 
Edito de Léa Filoche, conseillère de Paris: Transformer l’essai de la victoire aux élections municipales
Analyse des résultats: Les électeurs veulent une gauche de gauche, Par B. Hamon et H. Emmanuelli
Classé dans : Nouveau Parti Socialiste, Riposte, Réflexion | Mots-clefs: bfm tv, chine, gauche, hamon, jo, lycéen, mouvement, nouveau, nps, parti, pékin, socialiste, tibet
Le 15 avril dernier, Benoît Hamon était l’invité de Ruth El Kreif pour débattre de la question des jeux olympiques à Pekin et du mouvement des lycéens avec le député UMP Frédéric Lefèbvre.
Classé dans : Riposte, Réflexion | Mots-clefs: boitier, gauche, jeune, jeunesse, julliard, mairie, nouveau, nps, paris, parti, socialiste
Tribune de Bruno Julliard*, parue dans Libération le 11.04.08
Le boîtier mal nommé « Beethoven », ayant la faculté d’émettre des sons suraigus particulièrement désagréables et perceptibles par les seuls adolescents, semble la dernière invention pour régler le « problème jeune ». Cette trouvaille suscite une légitime émotion tant elle est une aberration sur les plans éthique et politique. Première aberration : l’origine et le fonctionnement de ce dispositif. Ce projet, qui exploite un filon commercial, s’assoit sur un socle éthique douteux.
Appliquer à l’humain des mesures de « tortures douces » destinées aux animaux s’oppose aux fondements du respect de la dignité humaine.
Seconde aberration : l’existence et l’idée même de l’usage de ce boîtier. Il existerait un « problème jeune », les jeunes seraient facteur de nuisance voire de danger. A ce « problème » on ne proposerait plus de solution mais un contournement, une mise à distance physique. Cette trouvaille décentre les problèmes des jeunes vers un problème du jeune déresponsabilisant ainsi la société et le politique dans l’ensemble de leur mission. Force est de constater que ce procédé est tristement révélateur de l’échec des politiques ciblées en direction de la jeunesse. Ne nous mentons pas, les lieux d’usage de ce procédé ne seront pas choisis au hasard. C’est une fois de plus dans les quartiers populaires, où la reproduction sociale joue à plein et où construire sa vie est plus difficile qu’on souhaitera installer ces « repoussoirs ». C’est précisément là où l’attente est la plus forte, là où la jeunesse est la plus stigmatisée. C’est là toute la bêtise de cette initiative. Des émeutes dans les banlieues nous n’aurions retenu que la violence et la haine dont il faudrait se protéger, de ces soulèvements nous n’aurions pas voulu entendre la souffrance et l’appel à l’aide. L’usage de ce dispositif suscitera un ressentiment dont on serait bien malvenu de s’émouvoir tant sa violence symbolique est évidente. Ne confondons pas tout : les problèmes de délinquance doivent trouver réponse, et parfois de manière répressive, mais cela ne doit jamais venir faire écran à la recherche permanente des causes d’une grande part de cette délinquance et des solutions à apporter à celles-ci.
Emploi, logement : les jeunes sont frappés de plein fouet par les crises que subit notre pays. Il y a deux ans, pour améliorer ses conditions d’emploi, on leur proposait un contrat de travail piège, un contrat au rabais avec le CPE. La sanction systématique plutôt que la prévention, la démission plutôt que l’accompagnement, voilà qui résume les politiques de jeunesse mises à l’œuvre. Le boîtier miracle ne règle rien et vient alimenter de façon honteusement démagogique la spirale répressive et les préjugés stigmatisant. Quelle méconnaissance de la jeunesse de notre pays ! Non, les jeunes ne désirent pas « traîner » indéfiniment dans les cages d’escaliers. Non, ils ne voient pas les entrées des centres commerciaux comme le lieu de l’aboutissement de leur ascension sociale. Non, ils n’ont pas comme ambition de perturber le quotidien de leurs propres voisins. A un moment charnière de leur vie, celui des choix et des doutes, les jeunes attendent d’être accompagnés, soutenus et orientés dans la voie de la responsabilisation et du passage à l’âge adulte. Qu’est ce qu’être « jeune » si ce n’est justement se situer à ce passage crucial de son parcours où naît l’aspiration à trouver un emploi, un logement et finalement achever un processus d’émancipation. Il serait proprement ridicule de penser qu’un seul d’entre eux ne souhaite pas profondément opérer cette mutation, qu’un seul d’entre eux préfère délibérément une vie de dépendance, un maintien dans l’enfance. C’est cela qu’il faut entendre et à cela qu’il faut tenter de répondre.
N’acceptons pas ce type d’initiative qui vise à fermer les yeux ou pire à détourner son regard de notre jeunesse. La jeunesse est l’avenir, elle est par essence riche et dynamique. Regardons-la en face et soutenons-la. Dans mes nouvelles fonctions d’adjoint au Maire de Paris chargé de la jeunesse, je m’opposerai farouchement à l’utilisation de ce boîtier, tant dans les lieux publics que dans des structures privées. J’en refuse, comme beaucoup d’autres, l’existence même et en demande l’interdiction.
* Bruno Julliard est adjoint au maire de Paris, en charge de la jeunesse
Classé dans : Economie, Nouveau Parti Socialiste, Riposte, Réflexion | Mots-clefs: Economie, gauche, grasset, Hoang Ngoc, Liêm, nps, sarkonomics, sarkozy, socialiste
Liêm Hoang Ngoc sort un nouveau livre intitulé Sarkonomics aux éditions Grasset. Courrez l’acheter !
Le mot de l’éditeur:
“Les travailleurs tu exploiteras. Les chômeurs tu stigmatiseras. La précarité tu répandras. Les vieux tu feras travailler. Les caisses de l’Etat tu videras. Les bijoux de famille tu braderas. Des paquets fiscaux aux riches tu offriras. Les pauvres et les malades tu feras payer. Ton peuple tu ne consulteras pas. Tes habits neufs à la gauche tu prêteras.” Ainsi se déclinent les dix commandements de la Sarkonomics, pâle succédané de la Reaganomics que vénéraient, il y a près de trente ans, les néo-conservateurs américains, aujourd’hui largement contestés.
En autant de courts chapitres traitant du pouvoir d’achat, de l’épargne et de la consommation, de l’emploi et des heures supplémentaires, des retraites, de la dette, du service public ou de l’Europe, ce livre démonte pas à pas les principes de la nouvelle politique économique de la France.
Au nom de la lutte contre ” l’immobilisme “, les ” réformes ” organisant la régression sociale généralisée sont aujourd’hui présentées comme les attributs d’une politique ” moderne “. Contre l’enfer politique, économique et social vers lequel les dix commandements néo-conservateurs mènent la France, ce sont dix travaux d’Hercule qui attendent demain ceux qui seraient encore gaullistes au pays de De Gaulle, socialistes au parti socialiste.